Jeudi, nous sommes tous levés un peu tard a cause de notre soiree tardive. Je vaque aux taches ménagères avec mes soeurs, et prepare les repas. il fait toujours un temps splendide qui appelle a la baignade. Mais avant cela, une de mes soeurs plie bagage, nous l'aidons a nettoyer sa chambre et mettre le linge de toilette et de lit a la lessive et a l'étendage dehors. Avec ce temps, les draps sèchent vite. Apres le dejeuner, Isa et Isidore partent dans l'après-midi. Ils ont une longue route jusqu'a Paris ou ils n'arriveront que ce soir tard. Je ne les envie pas de prendre la route avec cette chaleur ! Je n'ai jamais connu un ete aussi chaud en France. Des qu'ils sont partis, nous plongeons avec mon autre soeur seules dans la piscine et profitons de ce moment de repos au soleil. Alors que l'après-midi-midi s'étire, quelques nuages viennent voiler le ciel. Mes amis Italiens Evelyne et Roberto vient prendre le cafe et je me réjouis de les voir, ils sont vraiment tellement gentils et Roberto est tres drôle ! Ils arrivent avec un joli bouquet défleuri pour ma mère et leur amie anglaise Barbara, qui n'arrête pas de prendre des photos. Nous passons un bon moment ensemble, puis nous baignons et mon père et ma soeur offrent une visite extensive de la maison a Barbara, y compris la grimpette sur la grande tour avec la vue a 360 degrés. Nous repartons ensuite ensemble, ils m'ont invitée a diner chez eux dans leur petite maison de campagne perdue elle aussi au milieu de nulle part mais pas tres loin. Je les suis avec la petite Toyota de ma mère, le long du fleuve qui descends (je crois que c'est l'Allier). Arrivée devant la maison, je m'émerveillez devant la petite maison de campagne dont je me souvenais a peine. C'est absolument ravissant, au milieu des pres et des champs vallonnés. La maison est en pierre de pays. Sur le cote se trouve un lilas qui penche vers le mur et sous lequel ils ont mis une vieille table de fer et des chaises. La porte s'ouvre sur la pièce a vivre avec une grande cheminée qui chauffe bien l'hiver, un coin salle a manger et une cuisine ouverte. Sous l'escalier se trouve une petite salle de bains avec une douche, et a l'étageas deux mignonnes petites chambres. Sous le toit, il y a aussi un espace aménagé pour les jeunes et les enfants ou l'on peut faire coucher 3 personnes. C'est plus qu'il n'en faut pour un séjour a la campagne. Dehors, pres du lilas, se dresse un immense pommier qui ploie sous les pommes qui tapissent egalement le sol.Je m'émerveillez toujours, j'ai toujours rêvé d'un jardin avec quelques arbres fruitiers. Elle me propose de prendre ce que je veux bien sur, mais je ne suis pas venue pour une cueillette. Il y a egalement un poirier pas loin charge de poires....L'aperitif a l'Italienne se prend sous la lanterne dehors, olives, petits gâteaux sales, specilaites de la-bas et moscato. Puis Roberto nous sert du loup cuisine avec des courgettes de leur jardin. Tout est evidemment tres parfume et delicieux et je me régale. Pour le dessert, ils sont allés a la pâtisserie et la tarte aux framboises est délicieuse. Nous passons une excellent soiree, Evelyne fait des plans pour l'hiver. En théorie, pourquoi pas, mais les voyages d'Israel ne sont pas si simples, et je ne peux pas revenir tous les 4 mois. Lorsque la nuit est tombée, je reprends la petite Toyota rouge et prie pour ne pas me perdre dans la nuit. Roberto m'indique tres bien comment rejoindre la route principale, puis de la, je n'ai plus qu'a suivre les panneaux. Je rentre un peu tard et tout le monde a deja pris ses quartiers de nuit.
Vendredi est une nouvelle journee ensoleillée. Aujourd'hui, c'est ma deuxième soeur qui repart vers Paris. Mais on sent bien qu'elle n'en a aucune envie. Le jardinier arrive de bon matin. Il est tres sympathique, jeune, avec une petite équipe de jeunes apprentis. C'est lui qui prend soin de la propriété, il fait un travail phénoménal. Il a créé sa propre entreprise et je lui ferais bien une publicité enchantée, mais je ne connais personne dans le coin. Il trône sur son tracteur, coupe le bois, tonds les pelouse, élague les arbres, ramasse les feuilles, coupe du petit bois...Il revient boire a un moment et nous demande si nous voulons qu'il cueille les prunes qui ploient dans l'arbre, dans le verger. Ce verger n'a hélas jamais produit grand chose, certaines années des cerises, des griottes, des poires ou de prunes, mais jamais en meme temps. Et les groseilles, peches et tout ce qui est plante n'ont jamais rien donne. En meme temps, mes parents n'ont plus l'age des cueillettes ni des chaudrons de confitures. Nous acceptons avec joie et le voila parti avec deux seaux, qu'il remplis a ras bord. Il y a au moins 20 kg de prunes. Je les goutte, elles sont bonnes et decide de faire de suite 3 tartes aux prunes. Ce sont des petites reines-Claude. Apres le dejeuner que nous prenons dehors, je me mets donc au boulot et enlève les noyaux, qui sont faciles a enlever (ce qui n'est pas toujours le cas avec les prunes), pendant que ma soeur prepare ses valises. Je prepare ma pate a tarte facon pâtissier (avec de la poudre d'amandes et pre-cuite) puis charge les pâtes d'une tonne de prunes dorées. Les tartes au four, nous allons plonger une derniere fois sont encore au four lorsque ma soeur s'en va, je lui en vais promis une qui n'est pas encore cuite... Elle repart avec 3 kg de fruits cependant. Apres leur depart, la maison semble bien vide. Nous goutons une des tartes qui est tres bonne et il en reste encore deux. Je me remets en cuisine pour preparer quelques salades de Shabbat et commencer la préparation des confitures, puis le soleil descends deja a l'horizon. Depuis que je suis la, a part l'orage gigantesque avec la foudre, nous n'avons pas eu un jour de mauvais temps et se baigner a ete possible tous les jours ! Je me relaxe sur la terrasse, avec a mes pieds ce chien de garde noir adorable. Il est assis et regarde au loin en humant et écoutant les bruits, au cas ou il y ait une agression. C'est un chien extraordinaire, je l'adore, un ange gardien tombe du ciel. Mais il peut etre dangereux (il a deja mordu) et agressif s'il sent un danger pour nous tous. C'est le meilleur gardien de mes parents. Time to light the candels.
Samedi, est repos. Le repas est pret et mon frère nous rejoints pour le lunch avec sa femme. Ils restent un moment avec nous, puis repartent. Mes parents se reposent pendant que je plonge avec délectation dans la piscine qui est restée la plupart du temps vide pour moi seule. J'ai pris de belles couleurs et vais rentrer plus bronzee que si j'étais restée en Israel. Ce soir, nous rejoignons mon plus jeune frère et sa famille pour diner au restaurant. C'est une petite taverne ou nous allons parfois, la cuisine est bonne et chacun trouve chaussure a son pied. Ils ont une belle terrasse avec de grands parasols, mais il y a une animation de rue avec des danses de salsa juste a cote et la musique est vraiment insupportable ! Cela dérange mes parents âges, mais me dérange aussi. Nous retraitons a l'intérieur ou l'ambiance est egalement sonore car le restaurant est bonde. Mais nous passons une tres bonne soiree. Les enfants sont adorables, Salome est a cote de moi et nous partageons une coupe Ardéchoise a la crème de marrons pour le dessert. Alex me fait toujours rire.... Nous rentrons tous tres contents de ce moment familial avant la rentrée.
Dimanche: La matinee passe avec l'intendance, nous continuons les confitures de prunes, il en sortira 21 pots, puis je plonge dans la piscine pour mon bain journalier apres le dejeuner. Cet apres-midi, nous nous pomponnons tous les trois pour notre soiree ce soir. Ma mère a mis une tres jolie tenue, mon pere son Tuxedo et moi ma robe longue noire avec dentelle. Petit bijoux et un peu de maquillage...
En fin d'après-midi nous nous préparons un early light dinner (des oeufs a la coque de la ferme delicieux !) et nous partons pour le concert de cloture du festival avec mes parents. C'est un grand événement culturel et social, qui est suivi par un cocktail avec des personnalités. Mon père conduit sa limousine et la campagne a la fin du jour est splendide et reposante. Nous arrivons et faisons un peu le tour des personnalités que mes parents connaissent. Je ne connais personne et ne suis pas intéressée. J'ai apporte des bonbons avec moi car je continue a tousser: j'ai un petit reflux gastro-oesophagien qui m'embête depuis un moment et me fait tousser. Nous assistons au concert symphonique, la Création de Hayden, bien installes dans nos sièges devant, faisons un break a l'entracte puis finissons le concert alors que je suce mes bonbons pour enrayer mes quintes de toux. Les gens autour me regardent de travers... Enfin, tout se termine et nous ressortons avec le flot pour nous diriger vers le lieu du cocktail. A nouveau, c'est un cocktail sucre et je suis tres déçue (j'adore les petits fours sales). Je prends un verre de champagne et souri, mais les gens sont assez antipathiques. Personne ne me parle (Ah la France Franco-Francaise !!! Jamais cela ne se passerait aux USA ou tout le monde est sociable, meme si superficiellement, se présente et discute de tout et de rien) Ici, chacun l'air imbu de sa personne et condescendant. Je me sens tres mal a l'aise. Seule une jeune femme blonde vient me parler, me demande d'ou je viens et discute avec moi. J'apprends qu'elle est la femme d'un politicien qui a le vent en poupe, a l'air vraiment gentille et l'esprit ouvert. Les discours creux et sans fin se succèdent, surtout les vieux croulants qui se congratulent mutuellement (je suis le plus fort ! c'est la mentalité française que je déteste; je me sens si loin de tout ca !) Les plateaux passent remplis de sucreries qui me dégoûtent. Je finis a peine mon verre, pourtant j'aime le champagne, et n'ai qu'une hâte c'est fuir ! Mes parents, si prones a la sieste et a dire qu'ils sont fatigues, sont pimpants tous les deux et apparemment bien moins fatigues que moi. Il est pres de une heure du matin et il est temps de rentrer. Je tente de conduire la voiture, mais je ne comprends rien dans les voitures a stick électroniques. Je ne trouve aucun bouton et jette l'éponge. Mon père reconduit donc au retour, bien que je ne sois pas tranquille dans la nuit (il a 90 ans, les réflexes ne sont plus les memes en cas de danger). Mais nous rentrons finalement bien tard pour nous glisser sous nos draps...








Lundi: Aujourd'hui, mes parents assistent a des funérailles l'après-midi. J'ai donc prévu une visite a ma tante, qui habite seule au milieu des bois, pas tres loin. Le temps est toujours magnifique, avec une petite brise tres agréable. Nous partons tous ensemble et je file avec le petit bolide de ma mère qui est decidemment drôlement pratique. J'ai a la main un itinéraire écrit par mon père et suis scrupuleusement les indications. Sauf qu'au premier croisement, qu'il a note en T, je continue puisque je ne vois pas de T. et continue, jusqu'a ce que je réalise que je suis tres loin et me suis perdue. La route est minuscule, deux voitures ne peuvent pas se croiser et interminable au milieu des arbres, des champs. Je traverse des hameaux sans âme qui vive, vois des panneaux minuscules avec des noms inconnus. A un moment heureusement, cela fait bien 20 minutes que je tourne, j'aperçois un petit panneau indication de chambres d'hôtes, la Fougeraie. Je suis la direction, en me disant que quelqu'un saura m'indiquer et arrive devant un espece de petit château restaure ravissant. Le soleil est tres haut, il fait chaud et il y a des abeilles qui bourdonnent. J'arrête la voiture et descends, entre dans une immense salle voûtée accueillante et trouve heureusement un grand type aux cheveux gris a qui je dis que je me suis perdue. Il me répond avec un accent anglais et je suis soulagée de converser en anglais pour expliquer mes déboires. Je lui dis ou je dois aller, il ne connait pas mais branche son GPS. Et la, une idée brillante me traverse, il m'offre son accès au wifi et je me connecte au mien, telecharge l'itinéraire, je suis vraiment tout pres et pars avec mon driver "turn right, turn left". Je suis ravie et le remercie et file pour les quelques km qui restent. Ma tante est devant sa télé avec un plateau. Elle a aussi bien vieilli et se déplace avec sa canne car elle tombe tout le temps. Nous nous installons sur sa terrasse ombragée avec un cafe et papotons. Il y a longtemps que je voulais me retrouver seule avec elle pour parler de lointains souvenirs: elle est la mémoire de la famille, parle de la période de l'immigration, de mes arrières et arrières-arrieres grand-parents, des figuiers et de la mer miroitante, de recettes de cuisine, du caractère des uns des des autres, de gens que je n'ai pas connus. Je suis fascinée par ses récits, son savoir et nous ne voyons pas le temps passer. J'ai appris beaucoup de choses que je ne savais pas aujourd'hui. Je dois cependant rentrer et j'ai tres peur de me perdre a nouveau au milieu des bois a la nuit tombée. Je plie donc bagage et la laisse seule sous son noyer ou d'abondantes noix ne vont pas tarder a tomber. En fait, je serais bien restée diner avec elle si j'etais plus a l'aise sur les petites routes et mes parents ne m'attendaient pas. Elle m'indique un chemin plus court jusqu'a la petite ville voisine et de la, il y a des panneaux indicatifs. Je fonce sur la route au soleil qui descends deja et arrive juste a temps pour l'heure du diner. J'ai le récit des funérailles, qui ne sont jamais un moment agréable, alors que je repense a ces arrières-arrières grands-parents dont j'ai appris des choses aujourd'hui...
Mardi: est ma derniere journee, et j'ai refuse une invitation a diner ce soir chez mon frère pour passer la derniere soiree avec mes parents. Nous avons range les pots de confitures de prune pour l'hiver. Je ne peux rien emporter avec ma petite valise cabine, je suis déçue, mais ma mère me donne tout de meme un petit sachet de morilles sèches qui est léger. Aujourd'hui est consacre a faire ma valise. J'ai deja prepare mes affaires hier, et je n'ai plus qu'a boucler et fermer avec difficulté. Je prepare egalement ce que je dois faire demain matin avant de partir. Nous sortons faire deux petites courses avec ma mère et acheter de quoi me faire un sandwich de fromage et tomates. Je prends mon dernier bain dans la piscine. Ma mère pense la fermer bientôt puisque je suis la derniere a partir. La femme de menage, Therese, viendra cette semaine pour finir de nettoyer et refaire les chambres pour les prochains séjours. Lorsque nous passons a table pour le dernier repas, tout est pret. Je câline le chien encore une fois. Il me regarde toujours sa tete inclinée. Il a aussi bien vieillis et j'espère qu'ils s'en occuperont bien lorsque tout le monde sera parti. Je me couche tot, la perspective des grands et longs voyages me stresse toujours beaucoup.
Mercredi: est mon grand depart. Je me lève et fini de boucler, changer mes draps et linge de toilette, lancer la lessive, me doucher et enfiler ma tenue de voyage confortable. Il fait decidemment trop chaud pour mettre une tenue de sport collante et j'ai opte pour ma petite robe noire fluide. J'ai dans mon sac, lourd comme un ane mort, un gilet au cas ou il ferait frais. Sandwich, bouteille d'eau, en route pour Athenes. Lorsque je pars avec mon père qui me dépose a la gare, ma mère réalise que je m'en vais et les au revoir sont tristes. Mon père me depose a la gare, et repart en me laissant sur le quai. Voila, ils n'ont plus personne autour, personne pour faire la maintenance de la piscine, laver les filtres, nettoyer les feuilles, cuisiner, faire les courses... Retour a leur routine qu'ils aiment bien cependant. Je reprends les deux petits trains en sens inverse, change, arrive a Lyon avec le stress du tram, qui miraculeusement fonctionne jusqu'a l'aéroport, le RhoneExpress, et mon ticket de la derniere fois est toujours valable. C'est bien car je n'ai pas garde beaucoup d'Euros. Cela me permet de m'offrir une brioche aux pralines roses, spécialité qui me ravit. Arrivée a l'aéroport, je suis tres en avance et dois attendre une heure avant l'enregistrement. Je n'ai pas pu avoir mon boarding pass sur mon telephone, il y avait un message d'erreur. Mais l'hôtesse est tres agréable et helpful et j'enregistre sans peine. Je traverse ensuite tout l'espace duty-free et succombe a la tentation: Il y a des tas de produits en promotion, les lignes Nuxe et Clinique, mes favorites et j'achète une tonne de produits de soin pour moi, bien égoïstement. Je me suis rajoute ce fardeau, mais les prix en valaient la peine. J'arrive donc péniblement a la salle d'embarquement, repose mes fardeaux, bois et me repose. Ma valise fait au moins 12 kg pour 8 autorises et mon sac a main au moins autant. Je n'ai meme pas ouvert mon laptop, car comme une idiote j'ai oublie le transformer pour les outlets français ! pour mon iPhone, j'ai un USB port, mais pas pour le laptop. Nous attendons tous et réalisons que l'avion n'est pas encore la l'heure de l'embarquement. Chanson connue pour moi qui voyage. Il nous faut donc attendre qu'il arrive, que la maintenance soit faire, refuelled, nettoyer et nous embarquons avec une heure et demie de retard. La journee est passée deja et il est l'heure du diner. Un repas végétarien m'est servi, sympathique, puis nous atterrissons deja a Athens, débarquons, puis rebelote pour un avion en retard. Nous attendons donc encore des plombes. La nuit est tombée, j'ai encore faim, m'offre un spanakopita et attends... J'ai sommeil, il est minuit, la nuit est tombée depuis longtemps. Je m'affale sur les fauteuils bondes des salles d'embarquement. Enfin nous décollons il est une heure du matin. L'avion est plein et silencieux, tout le monde roupille ! Ils servent un repas, meme pas vu ce que c'était, mais personne ne le prend. Nous arrivons a Tel-Aviv au milieu de la nuit, il est 3heures du matin, survolons la ville illuminée et nous déversons en un flot dans un aéroport bonde !