Lundi, je suis courageuse malgré une mauvaise nuit et me lève pour partir a pied dans le quartier pour les corvées stressantes: d'abord a la poste, avec un ticket pour poster une carte deja timbree. Cette folie me rend dingue. Le paradoxe est qu'a cote de la poste il y a une papeterie qui vend de tres jolies cartes de voeux, d'anniversaire. Mais pas l'ombre d'un timbre et pas de mail box a la poste: maintenant, on remet les courriers deja timbres a l'employe au guichet, avec un ticket numéroté apres avoir pris rendez-vous. J'achète ensuite de la colle, je n'en avais plus, j'ai tellement de photos a coller, je dois commencer mes albums rapidement. La troisième corvée est d'aller chercher ma prise en charge pour l'hôpital, ou je retourne le 28 octobre prochain. Ils sont tellement antipathiques, tellement peu helpful, j'en suis malade d'avance. Et en effet, apres avoir attendu 20 minutes debout au secrétariat de la clinique (je me demande s'ils le font exprès ?) je commence a y voir tout blanc et me sentir mal. J'entre dans le bureau du supervisor et lui dis que je me suis deja évanouie a la pharmacie de la clinique il y a 10 j et que je ne peux pas rester une demie-heure debout a attendre, et que je commence a me sentir mal. Elle a tout de meme la Chutzpa de me demander de prendre un ticket pour pouvoir poser ma question sinon elle ne répond pas. Je prends laborieusement le ticket, puis elle regarde mon dossier, imprime ma prise en charge qui est prête et me la remet. Cela a pris en tout deux minutes 18 secondes. Je ressors pour respirer, je ne peux vraiment plus faire face a ce manque de bon sens dans ce monde de tares. Je m'arrête sous un oranger, me repose et reprends ma respiration. Je sens que je suis livide. J'observe les oranges qui sont encore bien vertes mais recouvrent tous les orangers du quartier. Ce sont des oranges amères remplies de pépins. Lorsque je vais mieux, je reprends mon chemin et rentre a la maison. Il est pres de 2h, et finalement j'ai faim. Elie a mange seul un reste de spaghettis et je sors egalement un reste de curry avec du riz. Puis je vais m'allonger un moment. J'ai une tres longue liste d'administratif a faire cet après-midi, des rendez-vous a prendre, cartes a écrire, condoléances a donner, emails a envoyer, et invitations a lancer. Je me lance courageusement dans cette nouvelle tache/corvee jusqu'a avoir tout termine. J'ai répondu pour le consulting, dont la responsable m'a contactée. Je me suis egalement lancee dans un nouveau pull jacquard pour Elena. La nuit tombe vite maintenant et il fait bien froid ce soir. Les sensations sont étranges car il fait un petit 12C, ce qui n'est tout de meme pas la Siberie, mais cela nous semble glacial. Je ferme toutes les fenêtres, puis essaie le petit chauffage de la salle de bain qui a l'air de marcher. Je sors egalement ma robe de chambre. Nous supportons maintenant bien les couettes de demi-saison tous les deux. Plus question de sortir sans veste ou gilet et tenue de mi-saison. Je confectionne egalement une grosse marmite de soupe de butternut squash, et nous dinons avant d'aller nous mettre au chaud sous nos couettes.
Mardi, je commence ma journee par le cours de Chabad auquel je n'ai pas assiste depuis avant aout ! Puis je continue mon tricot et me lance dans le crafting et collage de photos....
Mercredi...
Jeudi...
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