Le temps file ! Nous arrivons deja a la fin juillet. Toujours pas de nouvelles de ma voiture.
Lundi, je démarre tot a jeun par mon bilan sanguin. Je vais faire ma prise de sang a pied près de chez moi, mais j'ai vraiment du mal a marcher. L'infirmière baragouine en Anglais et s'y prends a deux fois pour me prélever 4 tubes de 25 mL de sang. Elle m'a littéralement triture le bras et j'ai envie de hurler ! Ce qui me retiens est un tout petit bonhomme en face de moi, a peine un an, dans une poussette et l'infirmière d'en face essaie de lui faire aussi une prise de sang. Il pleure a chaudes larmes et mon coeur est absolument brise. C'est inadmissible d'avoir du personnel pas entraine en pédiatrie et meme pas competent pour une banale prise de sang. Elle me bacle un pansement dans le coude et je repars avec mon bras ensanglante. Je passe voir le secretariat, toujours baragouinant, mais pas moyen de voir un généraliste pour mon énorme allergie. Je reviens pour que l'infirmière me refasse un pansement correct car il est deja tout remplis de sang qui ne coagule décidément pas. Elle m'en refait un second et je repars a la maison écœurée. J'ai du mal a supporter l'incompetence, ou qu'elle se trouve. Il y a tellement de gens motives qui cherchent du boulot !!! J'attends le bus un long moment et essaie de me calmer. Il y a un gros figuier devant l'abris bus qui est deja en plein soleil a 9 h du matin et il est charge de figues fraiches. Je me fais un memo mental pour revenir lorsqu'elles seront mures... Rentrée enfin dans la clim et mon douillet appartement, je m'écroule sur mon lit, épuisée. Je ne peux rien faire aujourd'hui. Je m'endors profondément et je laisse Elie manger un plateau de fromage a midi pendant que je continue a me remettre. J'emerge seulement en fin d'après-midi. J'ai l'impression que ma santé dégringole de jour en jour. Mes démangeaisons sont intenses et je suis toujours entièrement recouverte de petit boutons rouges. Je voudrais aller a la pharmacie, mais je n'ai pas la force de ressortir. J'irais demain. Je me lance dans la cuisine avec un gros plat de pates a la creme et aux champignons, que nous prenons dehors au frais sur la terrasse, dans une belle nuit étoilée. Je commence a bien apprécier mon appartement, un petit nid douillet qui a tout ce dont je rêvais (minus des placards), mais rien n'est parfait n'est-ce pas ?
Mardi, les temperatures sont a nouveau au plus haut. J'ai signe pour un brunch/cours a 11h chez Chabad. Je suis contente d'y aller pour la premiere fois, d'autant que la pharmacie est juste a cote. Je démarre tres lentement, je n'arrive plus a me dépêcher, repasse une robe et m'habille, puis sors dans la chaleur. Le cours est uplifting, commence par un superbe brunch avec des mini-bagels ! Je suis aux anges. Il y a la clim, un gros groupe d'une trentaine de femmes et bien sur la rabbanit, Nechama (comme celle de Washington). Le cours est tres bien, beaucoup de benedictions pour nos otages, nos soldats au front. Je stoppe a la pharmacie en sortant, et ne peux rien obtenir: tous les corticoïdes sont en prescription dans ce pays. Je prends le seul anti-histaminique en vente libre et une creme apaisante, et ressors dépitée. Il est bien tard lorsque j'arrive a la maison. Je bricole rapidement des assiettes tomate /mozza/basilic et un sorbet a la mangue que nous dégustons. Puis, j'ai besoin d'une bonne sieste. Enfin, je prends mon courage a deux mains et nous nous lançons dans le grand menage de la maison: il nous faut vraiment tenir le rythme a cause de la terrasse et des insectes (incluant moustiques et fourmis) qui foisonnent dans le coin. La maison entière a besoin d'être javellisée et je m'attelle a la tache pendant qu'Elie passe consciencieusement l'aspirateur et n'oublie pas un recoin ! Les tapis sont spotless ! Nous sommes épuisés le soir et prenons nos douches avant un diner leger sur la terrasse a nouveau.
Mercredi, je dois faire mes radios le matin, pour le rendez-vous pre-op du 5 aout prochain. Le centre medical qui fait les radios est loin, a Gilo, un suburb au sud de Jerusalem. Il y a des bus qui y vont, mais pas tant que ca. J'attends donc le bus en plein cagnard de fin de matinee. Celui-ci n'allant pas jusqu'au bout, il me largue au milieu de nulle part. J'ai envie de pleurer ! Une Russe m'aide enfin et nous prenons ensemble un autre bus jusqu'au centre medical ou elle va aussi. La radio est rapide, puis j'essaie de voir un médecin en urgence pour mon allergie et la aussi c'est impossible ! Mais quel bazar vraiment ! Je laisse tomber, et rentre en bus dans le sens inverse, en marchant un moment pour arriver a l'endroit que je connais. J'ai tres faim, il est 1h30 pm. Le bus me redepose par loin du petit épicier du coin et j'achète rapidement de quoi faire des paninis. Je rentre épuisée et me repose après avoir déjeune rapidement de ces sandwiches avec Elie. Je passe ensuite mon après-midi entier a gérer les problèmes de la voiture: toujours pas arrivée, loin d'être livrée, mon assurance a deja démarrée et je l'ai deja payee ! Je suis tres stressee et dégoûtée par tout ce qu'il se passe ici, le manque total de service. Israel est vraiment un pays du tiers monde. Je ne m'imaginais pas a quel point. Apres une centaine de back and forth, entre ma banque, ma carte bancaire, Kia, l'assureur, le contractor, nous réussissons a gérer le probleme: la voiture devrait être la dimanche, elle sera deja assurée, et je pourrais la récupérer lundi. Je suis épuisée par la gestion de tant de contrariétés. Je n'aspire qu'a une vie douce dans mon coin tranquille et je gère une montagne d'insanités depuis plus de deux mois. Nous passons enfin une soiree agréable avec Elie, délivrés de ce probleme de voiture, et apres un petit diner dehors sur la terrasse termine par de la pastèque a la menthe de notre "jardin", nous nous installons devant nos ordis dans le séjour pour regarder une petite semaine de vacances a la mer dont nous avons bien besoin. Les hotels en bord de mer sont tous complets, en aout, qui l'eu cru ? Mais nous trouvons finalement un petit hotel en face du Hilton Tel-Aviv avec une terrasse ravissante sur le toit et des chambres a deux lits avec de la disponibilité pour la semaine que nous avons choisie mi-aout avant mon intervention. Nous réservons, et nous voila tres contents tous les deux a faire des plans, choisir les restaurants autour, regarder les plages et aménagements, et notre programme: Corinne viendra avec nous pour une partie du séjour et dormira chez Tanya, et nous prévoyons un picnic du soir sur la plage avec tous pour voir le coucher du soleil sur la mer... Elie est tellement content et emballe qu'il me dit entre deux portes: "maman, tu pourras m'acheter des bermudas et des T-shirts pour la plage ?". Evidemment.... Pour la premiere fois depuis longtemps, quelque chose de positif, joyeux, heureux et excitant a préparer et a attendre. La petite terrasse de ma voisine du dessous, toute fleurie et mignonne...
Jeudi, apres nos petits déjeuners, nous démarrons par les grosses courses de la semaine et du Shabbat. Nous sommes maintenant bien organises depuis que j'ai récupéré le caddie et nous sortons avec les sacs congelation et la liste. Nous organisons tous les deux dans le caddie, les packs d'eau et les bouteilles au fond, les deux sacs congelation dessus, un de laitages, un de fruits et legumes, plus le pain a part. Tout est boucle en une heure et Elie pousse le caddie plein et tres lourd ensuite jusqu'a la maison ou nous arrangeons le tout a sa place. Et voila, quel soulagement ! Ces sorties m'épuisent tout de meme, j'ai du mal a marcher et suis tres fatiguée. Nous déjeunons, puis nous faisons une sieste. Je crois que dans ce pays la sieste est incontournable. Et ca fait du bien !! Apres la sieste, Roland passe me prendre pour aller rendre visite a tata Jeannot, toujours contente de me voir. Nous passons deux heures agréables sur la terrasse a regarder les perroquets perches a la cime des arbres ! Ils sont magnifiques, vert et turquoise... Puis je rentre pour ressortir avec Elie manger une pizza et une glace "Dulce de Leche" chez Romi et Katsefet. La soiree est agréable, il y a toujours une petite brise fraiche ici le soir. La terrasse de Katsefet, malgré les travaux du tram, est tres agreeable et il y a beaucoup de monde le soir. Nous passons un tres agreeable moment avant de rentrer nous coucher.




















































