Sunday, January 4, 2026

New Year...

Lundi, nous avons prévu une sortie dans Meah Shearim. Elie a besoin d'un cardigan de laine. La journée est splendide, ciel tout bleu, grand soleil, temperature douce. Nous prenons le bus qui fait un grand detour en traversant tout le city center, ballade qui est absolument magnifique a faire bien installes sur nos sieges, a l'aller comme au retour. Le bus déverse ensuite son contenu sur la rue principale, entièrement peuplée de juifs tres orthodoxes. Ici, c'est pire que le quartier Satmar a Williamsburg in Brooklyn ! Des hommes en noir, peyots au vent et streimels poses sur le haut du crane, des femmes jeunes au crane rase recouvert d'une quantité de couches, de la perruque au foulard, accompagnées d'une multitude d'enfants tres petits, souvent tres beaux aux yeux clairs déambulent a vive allure dans cette rue et celles adjacentes. C'est profondément authentique. Ici, pas de tele, pas d'iPad dans les restaurants, pas de telephones dans les rues, juste des gens qui existent et se regardent. Je trouve ca reposant et tellement plus vrai que le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Les hommes se hâtent vers les collels, les stubs,  les Yeshivot (centres d'etudes) et  Shuls (petites synagogues). Il y a des Yeshivot partout. Dans les rues alternent les boutiques de vêtements, de judaïca (objets de culte), les petites librairies et les petits restaurants.Nous montons la rue en prenant notre temps, regardant les boutiques, le visage au soleil de midi. C'est une plongée dans un monde qui n'existe plus qu'ici. Je savoure, Elie est heureux également. Nous décidons d'aller manger des bagels/lox chez Bagel cafe. Il n'y a pas d'écran, juste des gens qui vous parlent ! un vrai bonheur. Le repas est délicieux, pris en plein soleil. Nous redescendons ensuite la rue, admirons toutes les petites impasses perpendiculaires sous le soleil, les vieux bâtiments de pierre blanche. Je dépense tout azimut: deux beaux cardigans de laine pour Elie qui en a bien besoin, une jolie cravate de soie, et des petits presents pour mes amis a DC. Je prepare deja mon voyage ! Je me fais absolument rouler dans la farine par un marchand de souvenirs qui me prends pour une touriste. Je paie une somme faramineuse et m'en mords les doigts après..... Mais il ne veut pas me rembourser lorsqu'Elle va lui demander des comptes... Des voleurs, il y en a aussi dans ce quartier hélas. Nous finissons dans une boutique d'épices ou je trouve du safran pas trop cher: j'ai envie d'une paella depuis quelque temps et je me réjouis de bientôt pouvoir la preparer. Enfin, charge comme des baudets, nous attendons le bus dans le sens inverse et rentrons. J'ai mis une lessive ce matin et j'en remet une ce soir, meme si mon linge ne sèche pas bien avec l'humidité. Je n'ai pas le courage ensuite d'assister a mon cours: nous avons beaucoup marche, le quartier n'est pas plat et je suis fourbue ! Je termine "la tresse" dans mon sofa et prends une bonne douche avant d'aller me coucher. Je n'ai pas fais une seule photo, car c'est un quartier tres special ou elles sont interdites. Pourtant, j'ai eu de belles images devant moi que j'aurais bien immortalisées. Peut etre que j'essaierais un jour...
Mardi, je me lève pour passer a la poste le matin avant mon cours/brunch chez Chabad. Rien ne se passe comme prévu et j'attends 40 minutes pour repartir bredouille. J'ai 7 cartes a poster et les timbres ne sont vendus ici qu'au guichet d'une poste, apres avoir pris RV, puis repris un ticket a l'entree et avoir attendu au moins une heure. Je suis tellement dégoutée par cette insanité que je m'en vais. Je tenterais demain a l'endroit ou habite Corinne, qui est une poste moins fréquentée. Mon cours se passe bien et est toujours tres interessant. Je rentre ensuite a la maison en faisant un stop sous un oranger qui plie sous les fruits. Je suis vraiment étonnée que les gens ne les ramassent pas ! comme l'arbre est dans un parking, j'en ramasse une dizaine, puis repars. Malgré mes lunettes de soleil, une poussière m'est tombée dans l'oeil et me fait tres mal. Je rentre rapidement rincer mon oeil mais j'ai mal tout l'après-midi et la soiree. J'espère que ca ira mieux demain. Il y a également tellement de poussière des travaux des rues !  Je passe l'après-midi ensuite a faire de l'administratif, cuisiner, plier du linge et c'est deja l'heure de mon cours que je ne peux pas manquer ce soir. Cette semaine, les temperatures remontent et nous aurons 21 C jeudi avec du soleil et du ciel bleu...
Mercredi, j'ai rendez-vous la poste a nouveau le matin a Har Homa. Elie a decide de m'accompagner, car il me dit que ca lui fait de la peine de me voir me débrouiller seule avec cette insanité ! Nous montons a Har Homa (Har est une colline en Hébreu). Il fait beau et ensoleille encore ce matin. Le rendez-vous, comme la veille est a nouveau une catastrophe: ils n'ont pas de timbres et ne prennent meme pas les courriers internationaux a poster. Ils me disent d'aller a la poste centrale, qui se trouve sur Yaffo, pres de la mairie au centre ville. Mais il faut prendre rendez-vous (ou est le temps ou l'on allait dans les postes tranquillement a notre guise pour y effectuer nos operations courantes de postage ?) Ils me disent que la bas il y a toutes les operations possibles. J'ai envie de vomir ! Nous rentrons dépités, déjeunons et je laisse Elie se relaxer pendant que je fais un saut chez tata Jeannot, que je trouve en forme. Pas le temps de tricoter. Je rentre juste pour mon cours d'Ulpan qui dure jusqu'a plus de 8.30h. Puis nous reprenons rendez-vous a la poste pour demain après-midi. Je ne travaille plus mais j'ai l'impression de courir tous les jours....
Jeudi, c'est notre journee grosses courses le matin. Nous tombons tous les deux du lit et sommes dehors a 9h. Bien gares, nous remplissons le caddie a ras bord. Nous constatons que les prix ont augmente...Nous ressortons dans un soleil éblouissant, il fait 21 C dehors et nous avons juste pris des vestes aujourd'hui. Nous rentrons de tres bonne humeur pour tout ranger et déjeuner. Nous hésitons ensuite a prendre le bus ou la voiture. Elie me convainc (pas tres difficile) de partir en voiture et de se garer dans le grand parking central sous Mamilla, la promenade chic qui va jusqu'a Jaffa gate, l'entree de la vieille ville fortifiée. Le parking est cher, mais je dois dire que c'est tres pratique. Il fait un temps splendide et nous sommes tous les deux de bonne humeur, a rire et plaisanter. Il y a beaucoup de bouchons et nous sommes finalement a la bourre, et montons les derniers 200 mètres en courant. J'arrive au bord de l'évanouissement, peinant a respirer. Nous prenons le ticket et attendons notre tour. C'est la quatrième fois que je vais a la poste pour poster ces cartes de voeux. Lorsqu'il arrive, nous nous entendons dire, éberlués que les timbres n'existent plus en Israel et qu'il faut apposer un sticker d'affranchissement dans une machine, qui coute $5 par carte de voeux ! J'hallucine. Mais dans quel monde avons nous bascule ? Sommes nous obliges de nous plier a ces nouvelles modes insane ? pour l'heure, nous passons donc a la machine qui n'accepte pas la carte bancaire: que du cash, mais pas de billets ! Mais quelle folie ! J'avais heureusement retire du cash ce matin et nous changeons a nouveau au comptoir un billet de 100 shekels en petite monnaie que nous insérons enfin dans la machine. Apres avoir colle nos stickers, nous postons mes carte de voeux et cartes d'anniversaires, une dizaine. Je posterais les suivantes des USA lorsque je serais de retour. Je n'en peux plus de cette nouvelle réalité, je veux retourner a un monde avec du bon sens, de la liberté, liberté de choisir ce qui est le mieux pour moi. Nous ressortons dans un soleil a nouveau éblouissant et nous ralentissons le rythme. J'ai soif et nous nous attablons a une terrasse ou ils vendent des jus de fruit, pour prendre une bonne citronnade fraiche. Le tram passe...Quel bonheur de se retrouver la ! Nous dégustons autant la citronnade que le beau temps et la douceur de vivre. Puis nous récupérons la voiture et rentrons. J'ai enlevé mes draps ce matin et je les change et lance ma machine, puis je me mets a la cuisine avant de passer la soiree a essayer de commencer a lire mon nouveau roman: j'ai enfin retrouve les bouquins que je cherchais, que j'avais achete et jamais encore lu; Je commence par "the little Paris bookshop" de Nina Georges. Corinne m'appelle le soir pour m'annoncer que son petit-fils est ne, et nous sommes invites a la party jeudi prochain.








2 comments:

  1. chère Haddass, j’arrive bien tard, je n’ai rien vu passer de ce mois de janvier. Reprise du travail et 2 préoccupations santé qui m’ont envahie (rien de grave suis maintenant rassurée, mais vigilance de mise, toutes façons passé 50 ans je crois qu’il faut tout surveiller et essayer de ne pas paniquer). Il n’est pas trop tard pour te souhaiter la bonne année ! Du zen, de la douceur et la santé pour toi et les tiens ✨ Quelle histoire, ces timbres ! Certaines choses ont l’air limpides et faciles en Israël, d’autres complexes voire surprenantes. Ça fait sans doute le charme. As-tu aimé La Tresse ?
    Je comprends tellement cette joie de voir des gens sans portable, se parler, profiter, regarder. Ça devient rare et je trouve cela triste (et appauvrissant pour l’humanité). Ces derniers mois j’essaye d’aller moins sur mon téléphone, de mieux cibler, d’aller à ce qui m’est utile ou m’apporte. Et je me sens bien mieux ! Tu dois être en pleins préparatifs de ton voyage aux US, tu pars début février je crois. Je file dîner puis avec ma tisane je lirai ensuite tes autres billets qui m’amènent jusqu’à ce jour, 27 janvier. J’espère que tu vas bien. Bises.

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  2. Je me suis rendu compte que je t’avais déjà adressé mes vœux début janvier 🙈, après ton billet sur le super concert du 31 et le repas à la cafétéria !

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